Home / Business / L’offensive chinoise en France : BYD vise 2000 concessions en Europe d’ici 2026

L’offensive chinoise en France : BYD vise 2000 concessions en Europe d’ici 2026

Concession BYD en France

Le paysage automobile européen connaît un bouleversement sans précédent avec l’arrivée massive des constructeurs chinois. BYD, devenu le premier fabricant mondial de véhicules électrifiés, mène cette offensive avec des objectifs ambitieux : atteindre 1000 points de vente actifs en Europe fin 2025, puis doubler ce chiffre pour atteindre 2000 concessions en 2026.

En France, le déploiement s’accélère. Le constructeur chinois s’appuyait sur un réseau de 50 concessions début 2025 et prévoit de doubler ce nombre d’ici début 2026. Pour structurer cette expansion, BYD a recruté 15 groupes distributeurs majeurs incluant ByMyCar, Kroely, Bodemer, Autosphere et Maurin, renforçant ainsi sa présence sur l’ensemble du territoire.

Les chiffres démontrent une percée spectaculaire des marques chinoises sur le marché européen. Leur part de marché a doublé en un an pour atteindre 5,3%, avec un pic à 7,4% en septembre 2025. MG domine actuellement ce segment, mais BYD, XPeng, Omoda et Jaecoo gagnent rapidement du terrain. Les prévisions indiquent que les marques chinoises pourraient franchir la barre des 10% de parts de marché à court terme.

Cette réussite repose sur une stratégie commerciale agressive et des produits compétitifs. Les véhicules chinois proposent un rapport prix-équipement souvent 15 à 25% plus avantageux que leurs concurrents européens à prestations équivalentes. La BYD Dolphin, par exemple, affiche une autonomie de plus de 400 km pour environ 29 000 euros, tandis que la future Seagull pourrait être commercialisée autour de 18 000 euros.

L’Europe reste cependant vigilante face à cette concurrence. Des surtaxes pouvant atteindre 35% ont été instaurées sur les véhicules électriques de fabrication chinoise. Mais les constructeurs asiatiques s’adaptent en nouant des partenariats avec des groupes européens, à l’image de Leapmotor avec Stellantis, et en envisageant des productions locales pour contourner ces barrières douanières.

Si les marques chinoises gagnent en crédibilité technique, leur principal défi reste le développement d’un réseau après-vente solide et la construction d’une image de marque durable sur le long terme. Toutefois, leur ascension rapide force déjà les constructeurs historiques européens à revoir leurs stratégies tarifaires et produits.

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *